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15. 02. 2013 - Communiqué de presse
Maklerzentrum Schweiz AG recommande de prendre au sérieux le risque d’invalidité chez les enfants.
En Suisse, un cas d’invalidité sur trois concerne un enfant. Compte tenu de la faiblesse des rentes pour les jeunes invalides, il est conseillé aux parents d’assurer leurs enfants en cas de décès et contre l’invalidité par suite de maladie ou d’accident. Maklerzentrum Schweiz AG, le premier prestataire indépendant de solutions de caisse-maladie et d’assurance en Suisse, présente les points auxquels il faut faire attention lors de la souscription d’une telle assurance et explique pourquoi la prévoyance vieillesse représente un thème important dès l’enfance.
Par invalidité, il faut comprendre «l’incapacité de gain totale ou partielle qui est présumée permanente ou de longue durée». Une rente d’invalidité n’est accordée que lorsqu’un examen médical établit l’absence de potentiel de réinsertion professionnelle ou lorsque celuici n’est que limité. Fondamentalement, le droit à la rente d’invalidité est ouvert aux personnes entre 18 et 65 ans ayant souffert d’une incapacité de travail (supérieure à 40% en moyenne) pendant une année, sans interruption significative en termes de durée. Les enfants, eux, n’ont droit aux prestations de l’AI qu’à partir de leur majorité, s’il est prévisible que leur état de santé restreindra leur activité professionnelle. Mais il n’y a incapacité de gain que si celle-ci n’est objectivement pas surmontable. La nature de l’affection (physique, psychique ou mentale) ne joue ici aucun rôle, ni même la question de savoir si elle était déjà présente à la naissance ou si elle est la conséquence d’une maladie ou d’un accident.
La rente d’invalidité pour les jeunes invalides majeurs s’élève aujourd’hui à la somme modeste de CHF 1556 par mois. Dans ces conditions, les parents seraient bien avisés de vérifier l’étendue de la couverture de leurs enfants en cas de décès et contre l’invalidité par suite de maladie ou d’accident. «Pour les parents soucieux de la sécurité de leurs enfants, la couverture de l’assurance sociale obligatoire est une protection insuffisante contre l’invalidité», indique Michael Hug, Membre de la Direction de Maklerzentrum Schweiz AG, fort de son expérience de conseiller.
De plus, de nombreux parents associent souvent invalidité et accident. L’invalidité résulte pourtant d’une maladie dans trois cas sur quatre. Maklerzentrum Schweiz AG recommande d’être particulièrement attentif aux polices d’assurance-maladie et de vérifier que la couverture n’existe pas seulement en cas d’accident, mais bien aussi en cas de maladie.
En complément, il est possible de souscrire une assurance dite «UTI» (assurance-invalidité en cas d’accident) ou «KTI» (assurance-invalidité en cas de maladie). Plusieurs centaines de milliers de francs sont ainsi versés en cas d’invalidité due à un accident ou à une maladie (selon la police choisie). Toutes les caisses-maladies ne proposent malheureusement pas de telles assurances complémentaires.
Le coût des assurances UTI et KTI ne dépasse pas quelques francs par mois. C’est pourquoi les experts en assurance de Maklerzentrum Schweiz AG conseillent aux parents d’assurer leurs enfants contre le risque d’invalidité par suite d’accident ou de maladie et de choisir une couverture suffisamment étendue.
8. 1. 2013 - L'Agefi
Les assurés toujours plus mal accompagnés
Les cas de sur ou sousassurances maladie ne sont pas rares en Suisse. En raison d’un manque d’information.
Les clients des assurances maladie suisses souffrent d’un manque important d’information. C’est le bilan que dresse Stephan Wirz, membre de la direction de Maklerzentrum, société active dans le conseil en assurance et en prévoyance, à quelques mois de la publication par l’Office fédérale de la santé publique (OFSP) des statistiques de changement d’assurances maladie entre 2012 et 2013. «Dans la couverture complémentaire, certains hommes adultes sont assurés pour l’orthodontie ou la maternité alors que cela n’est évidemment pas nécessaire. De même, de nombreuses personnes sont assurées contre les accidents par l’assurance de base, alors que ceux-ci travaillent et qu’elle est prise en charge par l’employeur.» A l’opposé, de nombreux clients sont sous-assurés. «Il est fréquent que des femmes pensent à l’assurance maternité une fois qu’elles sont enceinte, mais il est déjà trop tard.»
Stephan Wirz explique ces cas par le manque de conseils. «On se fait toujours conseiller pour les voitures, mais en ce qui concerne les assurances maladies, on a la même depuis l’enfance, et personne ne vient nous expliquer les différences.» L’unique intérêt réside dans les variations de primes. En attendant les chiffres de l’OFSP de cet été, la hausse moins forte des primes en 2013 fait dire à Stephan Wirz que les changements d’assurances ne seront pas autant élevés que les dernières années. «Il ne s’agira que de quelques centaines de milliers de personnes.» Ce chiffre relativement faible s’explique par le peu de médiatisation des hausses des primes, mais également par l’attente de nombreux assurés de l’avancée de la caisse unique. «Les Suisses savent qu’une réforme est en cours, sans réellement savoir quoi.»
Sur cette question de la caisse unique, Stephan Wirz reste sceptique. Tout d’abord parce qu’elle ne devrait concerner que la La- Mal et que les services complémentaires resteront différenciés. Ensuite, parce qu’il estime qu’une règlementations trop centralisées – et pire encore les situations de monopole – ne jouent jamais en faveur du client. La consolidation de la LaMal, votée en 1994, en est un parfait exemple: destinée à faire baisser les coûts pour les assurés elle les a multipliés par 3,5.
La solution de caisse de réassurance sous forme de fondation lancée par Alain Berset lui semble plus raisonnable. Cependant, vu qu’à partir d’un certain seuil ce ne serait plus les compagnies directement qui prendraient en charge les factures, la gestion des coûts deviendrait peut être moins stricte. Ce qui pourrait entrainer une répercussion sur les primes.
«CERTAINS HOMMES ADULTES SONT ASSURÉS POUR L’ORTHODONTIE OU LA MATERNITÉ. ON SE DEMANDE FORCÉMENT SI C’EST VRAIMENT NÉCESSAIRE.»
31. 10. 2012 - Le Temps
Mieux vaut ne pas tomber malade
Par Stephan M. Wirz, membre de la direction Maklerzentrum Bâle
Stephan Wirz, membre de la direction de Maklerzentrum (Bâle), revient sur notre système des trois piliers et ses lacunes dans le segment maladie. Il évoque l’importance de l’assurance-maladie en matière de planification de la prévoyance
Le système suisse des trois piliers est largement applaudi en ce qui concerne la prévoyance vieillesse, décès et perte de gain. En revanche, dans le domaine de l’invalidité consécutive à une maladie, la situation laisse fortement à désirer.
Si un employé se retrouve dans l’incapacité de travailler à la suite d’une maladie, l’employeur a une obligation légale de continuer à lui verser son salaire, mais pendant quelques semaines seulement. Dans la pratique, la plupart des entreprises disposent d’une assurance-maladie collective d’indemnités journalières, qui finance la perte de salaire pendant 720jours au maximum, à hauteur d’environ 80%. Si la maladie entraîne une invalidité, les prestations de l’assurance-invalidité (AI) et de la caisse de pension prennent le relais une fois cette période écoulée. Suivant le niveau de salaire et le règlement de la caisse de pension, ces prestations ne couvrent cependant plus que 50 à 60% de la perte de salaire. En cas d’invalidité à la suite d’un accident par contre, les prestations du premier pilier (AI) et la rente complémentaire de l’assurance-accidents de l’employeur couvrent à vie le salaire de l’employé à hauteur de quelque 90%.
Prévoyance privée
En principe, il est possible de combler la lacune de prévoyance en cas de maladie en concluant une assurance de capital décès ou invalidité auprès d’une caisse-maladie. Autre solution possible: la rente d’incapacité de gain dans le cadre de la prévoyance privée. De telles couvertures d’assurance sont toutefois onéreuses et bien au-dessus des moyens d’un simple employé. Les primes des rentes d’incapacité de gain sont calculées sur la base non seulement de l’âge du preneur d’assurance et du montant de la rente assurée, mais aussi de la profession exercée. Ainsi, les artisans paient généralement des primes plus élevées que les employés de commerce. De même, la note est souvent plus lourde pour les fumeurs. En outre, il n’est pas possible de souscrire une assurance de ce type en cas de condition préexistante.
L’invalidité représente aussi un risque important pour les femmes au foyer, les étudiants et les enfants. Certes, l’incapacité de gain donne droit aux prestations du premier pilier, mais celles-ci étant calculées sur la base du revenu AVS moyen (c’est-à-dire une valeur moyenne des années précédentes), le montant des rentes reste faible. Un jeune en incapacité de gain ne recevra ainsi que CHF1547 par mois après son 18e anniversaire. Il en va de même pour l’étudiant qui aurait un poste en vue, mais contracterait une maladie avant son entrée en fonction et deviendrait invalide. Les enfants et les étudiants ne perçoivent aucune prestation du deuxième pilier car ils ne touchent encore aucun revenu d’une activité lucrative. Ils dépendent donc des prestations complémentaires.
Abaisser le taux de conversion
L’allongement de l’espérance de vie crée une autre lacune de prévoyance: l’évolution démographique nécessite un abaissement du taux de conversion de la prévoyance professionnelle et peut-être même une diminution des rentes AVS, ce qui signifie donc que les prochaines générations de retraités auront moins d’argent à leur disposition. Dans les dix à quinze premières années suivant leur départ à la retraite, les personnes concernées n’auront sans doute pas à réduire leur train de vie. Par la suite cependant, elles feront de plus en plus appel à des prestations de soins et de médecine palliative à mesure de leur avancée en âge. Il est donc important que les assurés planifient leur prévoyance en tenant compte de ce facteur, même si ceux qui ont cotisé trente ans et plus à l’AVS et à la caisse de pension ont du mal, de prime abord, à en accepter la nécessité. Car les soins portés aux personnes dépendantes ont tôt fait d’épuiser le capital de prévoyance. Autre élément à ne pas négliger: en cas de recul des rentes, les assurés risquent de rencontrer des difficultés financières, voire des incapacités, s’ils attendent l’âge de la retraite pour commencer à combler cette lacune de prévoyance.
La prévoyance dépendance engendre un important potentiel de nouvelles solutions de prévoyance. L’on pourrait imaginer, par exemple, de créer un pilier 3c de prévoyance libre, qui permettrait de soulager financièrement les proches, mais aussi les pouvoirs publics et tous les contribuables. Une autre option serait de laisser le taux d’intérêt technique de la prévoyance professionnelle évoluer librement, en fonction de la situation conjoncturelle, et de développer en parallèle dans le troisième pilier des produits flexibles pour rééquilibrer le capital, notamment durant les périodes de taux bas.
S’en en préoccuper avant qu’il ne soit trop tard
Au vu de ce qui précède, il est indispensable de faire appel à un conseiller professionnel afin d’examiner le plus tôt possible les différents scénarios susceptibles de se réaliser à la vieillesse ou en cas de décès ou d’invalidité. Une telle démarche permet d’identifier les lacunes de prévoyance éventuelles et d’étudier des solutions pour y remédier avec les moyens disponibles. Dans la pratique cependant, la plupart des gens ne se préoccupent de ces questions que lorsqu’un cas concret de dommage se présente, c’est-à-dire lorsqu’il est déjà trop tard.
Les premières années de la vie active sont celles de l’insouciance: l’on n’a pas le temps de penser à plus tard. Pourtant, ce sont aussi les années où un assuré a le plus d’argent à sa disposition. Une fois qu’il fonde une famille, son budget disponible diminue. Et à partir de 45 ou 50ans, le temps ne suffit déjà plus pour se constituer une prévoyance suffisante. En outre, une invalidité consécutive à une maladie peut survenir n’importe quand.
Le phénomène moderne des familles recomposées ajoute à la nécessité de bien planifier sa prévoyance en fonction des différents scénarios et risques possibles. En effet, en cas de décès de l’assuré, le partenaire survivant n’a aucune prétention légale à une rente de veuf ou de veuve. La perte des revenus du travail à la suite d’un décès représente ainsi un risque financier considérable si le couple a des enfants (qu’ils soient communs ou non): le partenaire survivant doit alors subvenir seul aux besoins de la famille et ce, sans l’aide d’une rente de veuf ou de veuve. Il faut donc couvrir ce risque dans le cadre de la prévoyance privée.
29. 10. 2012
L’assurance-maladie comme processus de planification
Les questions sur l’assurance-maladie sont les plus nombreuses pendant la phase familiale.
Stephan Wirz, Membre du comité exécutif, Maklerzentrum Bâle
En règle générale, la planification classique de la prévoyance est axée sur les différentes phases de vie d’une personne. La plupart du temps, elle ne tient cependant compte que des aspects purement financiers et oublie facilement d’adapter les prestations de l’assurance-maladie aux besoins de chaque étape de la vie. Et en cas de changement de contrat ou de caisse, les économies de primes passent souvent bien avant l’optimisation des prestations. Très tôt, il convient d’identifier les éventuelles sous-couvertures qui peuvent rapidement peser lourdement sur le budget d’un ménage, d’autant plus que le coussin financier n’est généralement pas très rembourré pendant la phase familiale.
Coût. L’assurance dentaire pour les enfants est de loin la plus fréquemment oubliée. Or, à l’heure actuelle, près d’un enfant sur deux a besoin d’un appareil, dont le coût peut vite atteindre 10 000 francs ou plus. A partir du moment où une prognathie supérieure est diagnostiquée et documentée par le dentiste scolaire, il n’est plus possible de conclure une assurance complémentaire pour les traitements par appareil dentaire. Dans un tel contexte, il est recommandé de prendre une assurance complémentaire appropriée avant le cinquième anniversaire de l’enfant. A cet égard, il est conseillé aux parents de fonder leur choix non pas sur la faiblesse des primes, mais sur la relation entre les paiements de primes jusqu’aux 18 ans révolus et la participation maximale aux coûts de la caisse-maladie pendant cette période.
Certes, depuis le 1er juillet 2012, les caisses- maladie remboursent à nouveau les lunettes des enfants dans le cadre de l’assurance de base. Mais les parents doivent noter qu’en cas de faiblesse légère à moyenne de la vue, la contribution est limitée à 180 francs par an jusqu’aux 18 ans de l’enfant. Seule une assurance complémentaire appropriée permet une meilleure participation aux frais encourus. Dans la vie d’une famille, les accidents liés au sport font partie du quotidien et sont largement couverts par l’assurance de base. Mais si les enfants pratiquent des sports à risque, il faut vérifier si l’assurance rembourse les coûts occasionnés par de tels accidents. En effet, certaines caisses-maladie excluent la couverture des prestations découlant d’«entreprises téméraires», sans définir plus précisément le terme.
Risque. Pour les familles, l’invalidité en cas de maladie représente un risque élevé, or près de 85% des cas d’invalidité sont dus à une maladie. Pour les personnes exerçant une activité lucrative, une perte de revenus importante est alors subie, vu que les prestations des 1er et 2e piliers ne couvrent souvent que 50 à 60% du salaire actuel. Cette lacune de revenus peut être comblée par une assurance perte de gain dans le cadre de la prévoyance privée.
La situation est bien moins favorable pour une mère au foyer. Si elle devient invalide suite à une maladie, elle ne perçoit que les prestations du 1er pilier dont le montant dépend du revenu AVS moyen, c’est-àdire d’une moyenne des années précédentes. La plupart du temps, ces prestations ne couvrent pas du tout les frais d’entretien de la maison et de garde d’enfants.
Le risque d’invalidité est également élevé pour les jeunes et les étudiants. Un jeune en incapacité de gain ne recevra que 1547 francs par mois après son 18e anniversaire, soit 133% de la rente minimale car il n’a pas encore cotisé. Il en va de même pour l’étudiant qui a un poste en vue, mais contracte une maladie et devient invalide avant son entrée en fonction. Les jeunes et les étudiants ne perçoivent aucune prestation du 2e pilier car ils ne touchent encore aucun revenu lucratif. Ils ont besoin de prestations complémentaires s’ils deviennent incapables de travailler. Et même avec les prestations complémentaires, ils ne bénéficient que d’une couverture minimale qui ne leur permet aucune dépense importante.
On peut supposer que la majorité des femmes au foyer, des étudiants et des enfants sont mal assurés en cas d’invalidité. Afin d’atténuer ce risque, il est donc judicieux d’assurer un capital invalidité adéquat dans le cadre de l’assurance-maladie pour faire face aux frais immédiats subis par le foyer et disposer d’un capital supplémentaire pour les frais domestiques. Seules quelques assurances-maladie offrent une telle couverture en cas de maladie. Si la couverture de l’invalidité suite à un accident est relativement bon marché, celle de l’invalidité due à la maladie est souvent très onéreuse et dépasse rapidement les capacités financières d’une famille.
Les coûts des prestations pour cause de maladie ou d’accident peuvent avoir des conséquences particulièrement graves lorsqu’une famille doit déjà des primes à la caisse-maladie en raison de problèmes financiers passagers. Dans un tel cas de figure, les caisses peuvent exclure les assurés des assurances complémentaires ou suspendre les prestations jusqu’à ce que les primes dues soient versées.
Optimisation. Les exemples montrent que les «risques et effets secondaires » d’une couverture insuffisante de l’assurance- maladie sont les plus prononcés pendant la phase familiale. Aussi la priorité ne devrait-elle pas être donnée aux économies réalisées sur les primes, mais à l’optimisation individuelle des prestations. Il existe un potentiel d’économies lorsque l’assurance complémentaire prévoit des prestations couvertes ailleurs ou qui ne sont pas pertinentes du tout pour l’assuré. Citons à titre d’exemples la couverture accidents pour les salariés d’une entreprise ou les prestations de maternité incluses dans les assurances complémentaires pour les hommes.
Aujourd’hui, la plupart du temps, les membres d’une famille sont tous couverts par les mêmes assurances complémentaires en raison, notamment, des remises familiales accordées. Les polices se distinguent uniquement par les primes, les prestations étant sensiblement les mêmes pour les parents et les enfants. «Une couverture pour tous» correspond au principe «Un peu de tout, mais pas assez de rien».
Les assurés se complaisent souvent dans un faux sentiment de sécurité et sont convaincus que les prestations sont couvertes dans le détail. Et ce n’est généralement qu’en cas de problème qu’ils réalisent que certaines prestations ne sont pas assurées ou que dans une certaine mesure. Mais la plupart du temps, un ajustement motivé par des raisons de santé n’est alors plus possible.
Ainsi, il peut être judicieux d’assurer parents et enfants auprès de compagnies d’assurance différentes. Par exemple, en prenant une assurance complémentaire qui couvre de manière optimale les cures thermales et les soins à domicile, mais exclut toute prise en charge des appareils dentaires, les parents peuvent non seulement économiser sur les primes, mais aussi réduire nettement leurs risques. A l’inverse, il convient de choisir pour les enfants une assurance complémentaire qui couvre suffisamment les appareils dentaires mais participe beaucoup moins aux frais de cure. Quiconque abandonne une assurance complémentaire «inadaptée» au profit d’une «optimale» peut non seulement économiser en termes de primes, mais aussi se protéger contre des débours potentiels énormes.
Solutions. L’expérience de conseil montre qu’il est difficile et complexe pour les assurés d’évaluer leurs propres besoins d’assurance à chaque étape de leur vie et de se faire une idée de l’offre de prestations optimale pour eux. Les caisses-maladie individuelles se contentent de proposer leurs propres solutions, laissant aux assurés le soin de comparer les prestations disponibles sur le marché. Dans le cas de l’assurance complémentaire pour les appareils dentaires, on sait aussi par expérience que même les dentistes ne s’y connaissent pas bien en la matière. Il est donc recommandé de prendre contact avec un conseiller indépendant qualifié dans une optique de suivi global à long terme.
L’invité, Le Temps - 25 Avril 2012
Les effets du libre choix de l’hôpital pour l’assuré
A première vue, le nouveau régime de financement hospitalier entré en vigueur au début de l’année ne concerne guère les assurés des caissesmaladie. En effet, la réforme hospitalièremise enoeuvre s’est traduite avant tout par une nouvelle répartition des coûts de financement entre cantons et caissesmaladie. Les hôpitaux publics et privés se retrouvent en outre sur un pied d’égalité suite à l’introduction du forfait par cas national basé sur les prestations. Ainsi, les soins prodigués font dorénavant l’objet d’une indemnisation forfaitaire indépendante de la durée d’hospitalisation du patient.
La bonne nouvelle pour les personnes qui disposent uniquement d’une assurance de base, c’est qu’en vertu du nouveau régime, elles peuvent se faire soigner dans l’hôpital, privé comme public, de leur choix et ce dans toute la Suisse. Cependant, si l’on y regarde de plus près, le libre choix de l’hôpital ne l’est pas tant que ça. Premièrement, l’hôpital en question doit figurer sur la liste des établissements agréés par le canton concerné. Pour vérifier si tel est le cas, il faut passer par des recherches fastidieuses ou prendre contact avec l’assurancemaladie ou le canton.
Deuxièmement, l’assuré ne se voit rembourser que lemontant forfaitaire par diagnostic au tarif agréé par son canton de domicile. Le reste est à sa propre charge. Avant de se faire admettre dans un hôpital répertorié situé dans un autre canton, un assuré du régime de base serait donc bien avisé de vérifier quelle est la différence entre le forfait par cas dans son canton et celui dans le canton de l’hôpital choisi, en particulier si le canton de l’hôpital est notoirement plus cher que celui où il vit. Autre solution: conclure une assurance complémentaire d’hospitalisation pour éviter toutemauvaise surprise.
Ce qui précède démontre bien que le choix d’une bonne assurancemaladie est l’une des décisions financières les plus importantes qui soient. A cet effet, une simple comparaison des primes, comme le proposent les sites internet ou lesmagazines, n’est pas suffisante: il est plus judicieux de faire appel à un spécialiste indépendant, qui pourra fournir un conseil global en fonction de la situation et des besoins de chaque personne.De fait, une fois que l’on a fait son choix entre assurance privée ou semi-privée et assurance de base, il est rarement possible de revenir en arrière, ce qui peut avoir des conséquences financières désastreuses, comme le montre l’exemple du forfait par cas avec l’assurance de base.
Les partisans de la réforme hospitalière avaientmis en avant l’argument de la transparence des prestations liée au libre choix de l’hôpital, qui permettrait de comparer plus facilement les différents établissements.Dans la pratique, nous constatons en fait que les assurés ne profitent pas vraiment de cette transparence,mais se sentent au contraire démunis face à ces changements. Là encore se fait sentir lemanque d’un organe indépendant qui représenterait les intérêts des assurés, à l’instar de l’Asloca pour les locataires.
Lorsqu’un patient est assuré en division privée ou semi-privée, l’assureurmaladie prend en charge la différence entre lemontant forfaitaire par diagnostic agréé par le canton de domicile et les coûts du séjour hospitalier dans un autre canton. Un argument qui plaide en faveur dumaintien de la couverture complémentaire d’hospitalisation,même si les assurés peuvent être tentés de la résilier,maintenant qu’ils peuvent choisir librement dans quel hôpital ils se font soigner. En outre, l’assurance complémentaire couvre aussi le choix dumédecin et le séjour en chambre simple ou double.
Dans l’immédiat, la réforme hospitalière n’a donc aucun impact pour les personnes assurées en division privée ou semi-privée. Amoyen terme, toutefois, les primes devraient en toute logique sensiblement diminuer puisque le subventionnement croisé de l’assurance de base est supprimé. Reste à savoir si cette diminution interviendra véritablement et quand. Cela dépend essentiellement de la future planification hospitalière au niveau des cantons, en d’autres termes des hôpitaux qui seront inclus dans les différentes listes cantonales. Cela dépend aussi des établissements que privilégieront les assurés,maintenant qu’ils disposent du libre choix en lamatière.
Il sera également intéressant d’observer ce qu’il adviendra des hôpitaux ne figurant sur aucune liste. Ils pourraient notamment conclure leurs propres accords avec des caisses maladie. Saluons à cet égard l’initiativeHSK lancée parHelsana, Sanitas et KPT, qui ont fondé une communauté d’acheteurs visant à promouvoir une concurrence basée sur la qualité et l’efficacité des prestations à des coûts raisonnables.
Si les primes des assurances complémentaires d’hospitalisation enregistrent bel et bien le recul attendu, elles redeviendront intéressantes pour toute une tranche de la population rebutée jusqu’ici par leur niveau élevé. Pour l’heure cependant, les assureurs gardent le silence sur cette éventualité. Certains ontmême déjà annoncé des augmentations de primes, alors que, depuis le début de l’année, leur contribution maximumau financement des prestations hospitalières ne semonte plus qu’à 45%, contre aumoins 55% jusqu’à fin 2011.
Pour justifier cette hausse, les assureurs invoquent la nouvelle réglementation qui les oblige à contribuer aux dépenses d’investissement des hôpitaux publics inclues dans les forfaits par cas convenus. Ce facteur provoquera inévitablement une augmentation des primes de l’assurance de base: Santésuisse, l’association faîtière des caissesmaladie, s’attend à un surcoût de 150 à 160millions de francs, qui se traduirait par une hausse de 1 à 3% des primes.
Les cantons, pour leur part, assument désormais aumoins 55% des coûts, auxquels vient s’ajouter une contribution aux dépenses des hôpitaux privés agréés. Le surcroît de charges qui en découle sera nécessairement répercuté sur le contribuable: selon la conférence des directeurs de la santé, le fardeau fiscal devrait s’alourdir de 1,6milliard de francs.
En résumé, ce sont avant tout les assurés (et contribuables) du régime de base qui sentiront les effets néfastes de la réforme du financement hospitalier.
Communiqué de presse - Bâle, le 19 septembre 2012
Maklerzentrum Schweiz AG: un conseiller formé de haut niveau est la clé d’un conseil en assurance compétent
Plus de la moitié des quelque 100 conseillers à la clientèle de Maklerzentrum Schweiz AG sont titulaires d’un diplôme d’intermédiaire d’assurance AFA ou de conseiller financier IAF. Le premier prestataire de solutions de caisse-maladie et d’assurance en Suisse applique donc les directives de formation de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) et des associations professionnelles. Tous les conseillers à la clientèle seront certifiés au cours des deux prochaines années. «Ce haut niveau de formation est unique dans le secteur des intermédiaires», explique Stephan Wirz, membre de la direction de Maklerzentrum Schweiz AG.
Lors de l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur la surveillance des assurances (LSA) il y a six ans, l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) a créé un registre des intermédiaires. Les intermédiaires d’assurance non liés, qui n’entretiennent aucune relation économique ou juridique avec une compagnie d’assurance et qui, en tant que tels, offrent ou concluent des contrats d’assurance dans l’intérêt du client avant tout, sont légalement tenus d’être inscrits dans ce registre. L’inscription suppose notamment une qualification professionnelle suffisante qui doit être prouvée par la réussite à un examen ou par un document de même valeur. Pour les intermédiaires d’assurance liés, qui réalisent plus de 50% de leur chiffre d’affaires auprès d’une ou de deux compagnies, l’inscription dans le registre est facultative.
Les collaborateurs du service externe des compagnies d’assurance ou de Maklerzentrum Schweiz AG ne sont pas tenus d’être inscrits dans ce registre des intermédiaires. Maklerzentrum Schweiz AG revendique cependant le niveau de formation de la FINMA et des associations professionnelles et a donc décidé de sa propre initiative de faire certifier l’ensemble de son service externe et donc de remplir les conditions préalables à une inscription volontaire de ses collaborateurs dans le registre des intermédiaires.
La FINMA reconnaît en tant que justificatif juridiquement valide la certification d’intermédiaire d’assurance AFA proposée par l’Association pour la formation professionnelle en assurance AFA aux intermédiaires d’assurance. Elle couvre les domaines des assurances de personnes et sociales, des assurances choses et de patrimoine, du droit et de l’industrie de l’assurance. La FINMA reconnaît aussi la certification de Conseiller financier diplômé IAF de la Communauté d’intérêt pour la formation dans le domaine financier, IAF, qui comprend en plus les thèmes de l’immobilier et de la constitution de patrimoine.
Maklerzentrum Schweiz AG a fait suivre une formation à la majorité de son service externe en collaboration avec l’IfFP (Institut für Finanzplanung) à Zurich. Quatre formations en intermédiaire d’assurance AFA ont été suivies. Une formation en conseiller financier diplômé IAF est en cours actuellement. Les deux formations en cours d’emploi associent des cours magistraux à des travaux de groupe et des études de cas pour assurer la mise en oeuvre pratique dans le contexte éducatif, mais aussi dans le quotidien des conseillers. Par ailleurs, les apprenants approfondissent tous les thèmes en étude individuelle.
La formation dure 20 jours ouvrés sur une période de quatre mois. Employés et employeurs lui dédient ainsi un à deux jours de travail par semaine. De surcroît, les participants consacrent une grande partie de leur temps libre à l’étude individuelle et à la préparation à l’examen. Cette dernière est toujours dispensée par des formateurs internes qui s’appuient sur des programmes d’apprentissage sur ordinateur, l’examen étant passé en ligne. Une fois les formations accomplies, les conseillers à la clientèle sont régulièrement informés, dans le cadre de formations continues internes, des modifications légales, des nouveaux produits d’assurance et des changements intervenus sur le marché.
«Chez nous, le client est au coeur de tout. Notre objectif premier n’est pas de conclure rapidement un contrat, nous cherchons plutôt à établir une relation durable avec le client et à devenir son interlocuteur pour toutes les questions relatives aux assurances», affirme Stephan Wirz, membre de la direction de Maklerzentrum Schweiz AG. L’assurance-maladie et la prévoyance sont au centre des activités de l’entreprise. Grâce à la multitude de spécialistes des assurances choses et de patrimoine, des assurances d’entreprises, des hypothèques et du droit, les clients peuvent être certains d’être conseillés avec compétence dans tous les domaines. Les échanges réguliers avec les partenaires de coopération permettent d’offrir au client des produits et primes attrayants à tout moment.
FIN
A propos de Maklerzentrum Schweiz AG
Maklerzentrum Schweiz AG est le prestataire numéro un en matière de solutions d’assurance dans le segment de la clientèle privée. Cette société dirigée par ses propriétaires a été fondée début 2006 et son siège social se trouve à Bâle. Ses 280 collaborateurs répartis sur dix sites en Suisse conseillent particuliers et entreprises dans les domaines des caissesmaladies, des assurances choses et de patrimoine ainsi que de la prévoyance. Plus de 70 000 personnes ont régulièrement recours aux services de la société.
Publié sur ordre de Maklerzentrum Schweiz AG par:
KCCC Korfmann Corporate Communications Consulting AG
Sabina R. Korfmann-Bodenmann
Chief Executive Officer
Zeltweg 44
Case postale 473
CH-8024 Zurich
Tél. +41 43 244 87 30
Fax +41 43 244 87 29
E-mail: s.korfmann@kccc.ch
Contact auprès de Maklerzentrum Schweiz AG:
Stephan M. Wirz
Membre de la direction
Elisabethenanlage 11
Case postale
CH-4002 Bâle
Tél. 0800 822 800
Fax 0800 822 801
E-mail: Stephan.Wirz@maklerzentrum.ch
www.maklerzentrum.ch
ats, 27.7.2012
Santésuisse table sur une hausse de primes maladie de 2% à 3%
Les primes maladie ne devraient pas connaître une trop forte hausse cet automne. L'association faîtière des assureurs maladie santésuisse table sur une augmentation moyenne de 2% à 3%. Mais 2014 pourrait réserver de mauvaises surprises.
"La hausse des primes sera modérée" l'an prochain, car les coûts n'ont pas trop augmenté, déclare le directeur de santésuisse Christoph Meier dans une interview au "St.Galler Tagblatt". Elle s'élèvera en moyenne à 2% à 3%, avec des différences selon les assurés, leur canton ou le modèle d'assurance qu'ils choisissent.
Cependant les assurés pourraient voir leurs primes prendre l'ascenseur en 2014 en raison de plusieurs incertitudes. Concernant les nouveaux forfaits par cas, introduits en janvier dernier, de nombreux tarifs n'ont pas encore été définitivement fixés avec les hôpitaux. Cela pourrait coûter plusieurs millions de francs aux assureurs, selon le directeur de leur organe faîtier.
Nouveau moratoire envisagé
On ignore aussi selon quel taux de change les prix des médicaments seront calculés à l'avenir. Des inconnues résident aussi dans les revendications des médecins après le "Masterplan" présenté par le ministre de la santé Alain Berset ou encore dans le nombre de cabinets de spécialistes ouverts après la fin du moratoire en début d'année.
Pour résoudre le problème des nombreux nouveaux cabinets, qui devraient engendrer des coûts supplémentaires, Christoph Meier envisage un nouveau moratoire. "C'est une solution d'urgence que personne n'apprécie. Mais si rien d'autre n'est possible, nous ne nous y opposons pas".
Les pronostics de santésuisse en matière de primes maladie 2013 et 2014 correspondent à l'évaluation de Comparis rendue publique le 10 juillet. Le comparateur en ligne se basait sur un sondage auprès des grandes caisses qui comptent environ 70% de la population parmi leurs assurés.
06/2012
Stephan Wirz
STEPHAN WIRZ EST MEMBRE DE LA DIRECTION DE MAKLERZENTRUM SCHWEIZ AG DEPUIS 2006 ET SPÉCIALISTE EN ASSURANCES SOCIALES
L’art du compromis
Dans «ma Suisse», les citoyens assument la responsabilité des décisions importantes et ils les prennent avec grand soin: c’était le cas, par exemple, lors de la votation «6 semaines de vacances pour tous». Pourtant, cette prise de décision est souvent un processus très fastidieux et qui n’aboutit finalement qu’à un compromis, un compromis que personne n’approuve à cent pour cent, mais avec lequel tout le monde peut vivre. La votation sur l’assurance de base obligatoire selon la LAMal en 1994 est une bonne illustration d’un compromis de ce type. Personne n’est satisfait du système actuel, mais chaque assuré apprécie les soins médicaux de base en notre pays. Ainsi, dans le domaine des affaires d’assurance-maladie, comme dans bien d’autres domaines, la Suisse suit sa propre voie.
Globalement, elle devrait rester flexible et bien connectée, comme elle l’est depuis des décennies, et cela, sans perdre son autonomie. On souhaiterait parfois qu’elle s’affirme avec plus de force et de véhémence et défende, face à l’étranger, un point de vue partagé par tous.
Hâtons-nous lentement
Que Planet Solar représente l’adéquation parfaite entre l’image et la réalité de la Suisse, c’est une affirmation à laquelle je ne peux souscrire sans condition, du moins dans le contexte des affaires d’assurance-maladie. Confrontés à des dépenses maladies qui ne cessent de croître ainsi qu’au phénomène de vieillissement de la population, il me semble que nous avons besoin de nouveaux modèles. D’un côté cela présuppose que l’Etat se désengage de son rôle de législateur et que, de l’autre côté, les assurés qui jusqu’à présent sont à peine représentés par un lobby, réussissent à se faire entendre de manière à parvenir à une solution globale.
La devise «Nume nöd gsprängt» («Ne vous stressez surtout pas») a depuis toujours évité à la Suisse de prendre de mauvaises décisions sur le plan politique. Mais lorsqu’il s’agit -comme dans le domaine de la santé publique et de l’assurance sociale- d’adaptations législatives et institutionnelles destinées à faire face à des changements sociaux incontournables, un peu plus de «speed» serait de mise.
ats, 22.5.2012
Succès de l'initiative "pour une caisse maladie publique"
L'initiative populaire fédérale "pour une caisse maladie publique" a abouti. Elle a récolté 115'468 signatures qui seront déposées mercredi à la Chancellerie fédérale, a annoncé mardi la coalition à l'origine du texte.
Regroupant une vingtaine d'organisations - associations de défense des patients et des consommateurs, partis politiques, syndicats et autres organisations de personnels de la santé - la coalition s'est réjouie de cette "victoire majeure" dans un communiqué.
"La récolte de signatures a clairement démontré que la population souffrait sous le fardeau des primes. Pour elle, il est très important de faire avancer le projet de caisse maladie publique au lieu d'une pseudo-concurrence coûteuse", a estimé le vice-président du comité d'initiative, Mathieu Fleury, secrétaire général de la Fédération romande des consommateurs (FRC).
Moins de coûts
Aux yeux des initiants, la mise en oeuvre du texte "(...) évitera des frais importants liés, chaque année, aux changements de caisse". Elle permettra également "de maîtriser durablement les coûts tout en améliorant la qualité des soins de longue durée", ont-ils souligné.
L'initiative "pour une caisse maladie publique" prévoit la création d'une institution nationale d'assurance maladie unique avec des agences cantonales qui détermineront les primes et se chargeront de l'encaissement de celles-ci. Le lancement de la récolte de signatures avait débuté le 1er février 2011.
ats, 3.4.2012
Croissance des coûts de la santé de 2,5% en 2010
Les dépenses de santé ont augmenté de 2,5% en Suisse en 2010, pour atteindre 62,5 milliards de francs. Cette hausse est qualifiée de "modérée" par l'Office fédéral de la statistique (OFS). La part dans le PIB s'est stabilisée.
Par rapport à 2009, les dépenses de santé ont crû dans presque toutes les catégories de prestations, selon les résultats encore provisoires de l'OFS. Les hausses les plus fortes ont été enregistrées dans les soins ambulatoires en milieu hospitalier (+9,5%) et en cabinet médical (+3,2%).
Ces deux postes sont suivis par les soins de longue durée dans les établissements médico-sociaux (+2,5%) et les soins aigus en milieu hospitalier (+1,9%). Avec une volume de prestations de 38,4 milliards de francs, ces quatre catégories ont représenté 61,5% du total des dépenses.
Nettement inférieure à la moyenne
Les chiffres d'affaires de la vente de biens et services ont à l'inverse reculé (-1,6%), de même que les dépenses de l'Etat pour la prévention (-2,8%), une baisse notamment liée à celle des achats de vaccins.
La croissance de 2010 (2,5%) est nettement inférieure à la moyenne des cinq dernières années (3,7%), relève l'OFS. Quant à la part des dépenses de santé par rapport au produit intérieur brut (PIB), elle s'est stabilisée à 11,4%, le PIB ayant progressé de 2,9%. Cette part est en moyenne de 9,6% pour les 34 pays de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE).
661 francs par personne
Les dépenses de santé se sont élevées à 661 francs par mois en moyenne par personne résidant en Suisse. Comme les années précédentes, la majeure partie (41,7%) des 62,5 milliards consacrés à la santé a été financée par les assurances sociales. Le reste du financement a été à la charge des ménages privés (25,1%) et de l'Etat (18,9%).
Les principaux coûts directement à la charge des ménages sont ceux des établissements médico-sociaux, des soins dentaires et de la participation aux frais d'assurance maladie.
Office fédéral de la santé publique, 2.4.2012
Nouveaux modèles de soins pour la médecine ambulatoire de premier recours
Berne, 02.04.2012 - L’avenir de la médecine ambulatoire de premier recours réside aussi dans de nouveaux modèles de soins. C'est la conclusion à laquelle parvient un groupe de travail instauré par la Confédération et les cantons. De tels modèles de soins voient certes déjà le jour en Suisse. Pour qu'ils puissent se développer, des conditions-cadre qui n’entravent pas ce type d'initiatives mais au contraire le favorisent doivent toutefois exister.
Au vu des défis futurs comme le vieillissement démographique et l'augmentation des maladies chroniques, qui concernent tant les patients que les professionnels de la santé, des modifications dans la médecine ambulatoire de premier recours sont nécessaires. Les nouveaux modèles de soins sont une façon de relever ces défis.
Par nouveaux modèles de soins, on entend d'une manière générale de nouvelles formes de collaboration et de prise en charge dans la médecine de premier recours ambulatoire qui sont de haute qualité et en même temps plus efficientes. Ce sont par exemple les centres de santé, où à côté des médecins de premier recours travaillent également d'autres professionnels de la santé tels que les infirmières, physiothérapeutes, ergothérapeutes, sages-femmes, diététiciens, pharmaciennes et aussi les services d'aide et de soins à domicile.
Dans les nouveaux modèles de soins, la collaboration entre les groupes de professions est améliorée et la répartition du travail et des compétences optimisée. Ce sont des organisations modernes et attractives pour les personnes qui y travaillent et pour les futurs professionnels de la santé. Elles offrent notamment la possibilité de travailler comme salarié, à temps partiel ou en équipe.
De nouveaux modèles de soins apparaissent aujourd'hui déjà en Suisse. Pour que ceux-ci puissent se développer, il faut des conditions-cadre qui n'entravent pas ce type d'initiatives mais au contraire le favorisent (p. ex. système de financement, compensation des risques, formation de base et perfectionnement). En même temps, l'engagement aux différents niveaux de tous les partenaires est nécessaire: Confédération et cantons, partenaires tarifaires, institutions de formation, associations professionnelles, prestataires de soins, patientes et patients.
Adresse pour l'envoi de questions:
Office fédéral de la santé publique (OFSP), 19.03.2012
Votation sur les soins intégrés dans la santé publique le 17 juin
Le 30 septembre 2011, après sept ans de discussions, le projet des réseaux de soins intégrés, comprenant l’affinement de la compensation des risques a été adopté en votations finales par le Parlement.
Le projet des réseaux de soins intégrés, appelé managed care, va permettre d’optimiser les soins de santé grâce à une collaboration renforcée des fournisseurs de prestations et à une meilleure coordination d’un bout à l’autre de la chaîne de traitement. L’assuré recourant à un réseau de soins verra sa participation aux frais diminuée. L’objectif est d’atteindre en trois ans quelque 60% d'assurés dans les réseaux de soins.
L’affinement de la compensation des risques passera par l’utilisation d’un facteur de morbidité supplémentaire (en principe les groupes de médicaments). Il vise à supprimer les incitations à sélectionner les risques et à orienter la concurrence vers la qualité, tout spécialement vers une meilleure prise en charge des maladies chroniques.
Le référendum contre la réforme a abouti. La votation sur cet objet aura lieu le 17 juin 2012.
ats, 19.1.2012
Assurance maladie: le référendum sur les réseaux de soins a abouti
Les opposants aux réseaux de soins dans le système de santé, appelés "managed care", ont déposé jeudi à Berne leur référendum, muni de 132'837 signatures. Le peuple devra ainsi trancher entre les partisans du libre choix du médecin et ses opposants.
La révision de la loi sur l'assurance maladie (LAMal) adoptée en septembre dernier vise à promouvoir les réseaux regroupant médecins et autres fournisseurs de prestations médicales dans le but de coordonner les soins. Le patient y est suivi du début à la fin du traitement.
La version finalement adoptée par le Parlement se limitera d'abord à faire passer à la caisse les patients voulant continuer de choisir librement leur médecin. Seuls ceux qui rejoignent les réseaux continueront de s'acquitter de 10% de leur facture, une fois la franchise atteinte. Les autres patients verront cette quote-part passer à 15%.
Fronts flous
Les maxima à débourser de sa poche ont été fixés à 500 francs par an pour les assurés liés à un réseau et à 1000 francs pour les autres. La hausse de la quote-part n'interviendra toutefois pas du jour au lendemain. Pour qu'elle s'applique, il faudra qu'une offre en réseau existe. Au défaut, les assurés continueront d'être soumis aux conditions actuelles: quote-part de 10% et maximum annuel de 700 francs.
La Fédération des médecins suisses (FMH), le PS, les syndicats SSP et Unia ainsi que d'autres organisations de praticiens soutiennent le référendum. Ils refusent notamment que l'on fasse passer à la caisse les assurés qui veulent continuer de choisir librement leur médecins.
Diktat des caisses
La gauche dénonce un diktat des assureurs. Vu qu'elles n'auront aucune obligation dans un premier temps de proposer des offres de managed care, les caisses pourront dicter leurs conditions aux réseaux qu'elles veulent soutenir et éliminer à bien plaire les autres, a dénoncé la présidente du SSP Katharina Prelicz.
L'association des médecins de familles défend en revanche la révision de la LAMal. Elle militera au sein d'un comité regroupant des représentants des partis bourgeois, de l'économie mais aussi de la gauche.
www.santesuisse.ch, 23.11.2011
Communiqué - Marge sur les médicaments en Suisse trop élevée de 300 millions
Une étude de santésuisse montre que la marge sur les médicaments soumis à ordonnance en Suisse est en moyenne d’un quart supérieure à celle de pays européens de référence. Ainsi, en 2010, les assureurs-maladie ont versé 4,8 milliards dans le cadre de l’assurance obligatoire pour des médicaments soumis à ordonnance. Sur cette somme, 1,3 milliard est revenu aux intermédiaires commerciaux (marge). Les assureurs-maladie demandent que la marge en Suisse soit ramenée au niveau européen moyen. Cette mesure permettrait d’économiser 300 millions par année, au bénéfice des assurés payeurs de primes.
Les médicaments des catégories de vente A et B (obligatoirement soumis à ordonnance) représentent 90% des médicaments remboursés dans le cadre de l’assurance obligatoire des soins. Sur les 4,8 milliards de dépenses occasionnées en 2010 pour ces produits, 3,4 milliards sont revenus aux fabricants, 1,3 milliard aux intermédiaires commerciaux (grossistes, médecins propharmaciens, pharmaciens et hôpitaux) et 110 millions à l’Etat sous forme de TVA.
L’étude présentée aujourd’hui prend le Danemark, l’Allemagne, l’Angleterre, la Hollande, la France et l’Autriche comme pays de référence, pays que l’Office fédéral de la santé publique retient lui aussi pour la formation du prix des médicaments à la charge de l’assurance. Pour tous ces pays, la marge calculée représente la différence entre le prix au sortir d’usine et le prix à la vente sans TVA, avec un facteur de correction tenant compte du niveau des salaires, loyers et taux d’intérêt dans chacun des pays.
Marges suisses un quart plus élevées
L’étude de santésuisse montre que les marges en Suisse sont les plus élevées dans le domaine des médicaments, les autres pays européens pris en compte ayant des marges jusqu’à 45% inférieures. La différence est d’en moyenne 25%. Les prix suisses au sortir d’usine figurent eux aussi parmi les plus élevés, ce qui se répercute sur les primes des assurés. santésuisse demande que la marge suisse soit ramenée au niveau européen moyen. Pour y parvenir, santésuisse veut négocier directement les marges avec les partenaires commerciaux, ce qui nécessiterait que l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) modifie l’ordonnance correspondante. Cette mesure permettrait d’économiser 300 millions (soit 1,5% de primes) par année. santésuisse rejoint ainsi une exigence de M. Prix et répond au souhait des assurés que les assureurs s’impliquent pour faire baisser les prix des médicaments en Suisse (sondage santé, comparis 2011).